Oui, depuis très longtemps ici et là on organise des fêtes de villages, de communes ou généralement le premier magistrat fait acte de présence, l’histoire de dire et de faire dire qu’il est passé, qu’il était là, l’histoire de saluer son monde on se montrant sympathique, et surtout la même histoire de rejouer la même histoire avec le coup « du pain et du jeux ». Cela dit, et en version locale ça donne « bokit et podium à zouk » mais l’effet est toujours le même : ça nous contente donc ça nous calme.
Les vacances en Guadeloupe c’est ambiance fête au village, enfin uniquement pour ceux qui sont d’humeur à ce genre de plaisir. Chacun sa manière d’évacuer ses tensions en fait, entre les plages, la TV, les soirées, » drogue et alcool ont pris le monopole » comme dit ce rappeur que je n’ai plus envie de citer. Entre le « Mercury day », cette grande fête organisée pour honorer les heureux propriétaires de moteurs de bateaux Mercury, qui se met à « filtrer la forte affluence due à la mixité sociale », et les concours de miss en tous genre, ouverts à tous, mais qui nous enferment l’esprit en nous habituant à avoir une certaine image de la femme, les vacances nous ont donné le tourning, (allant même jusqu’à l’écœurement pour certains).
Les vacances au niveau national, ce sont les bonnes surprises que nos parlementaires nous ont concoctés dans le silence des lois votées en plein mois de Juillet dans l’indifférence des vacanciers. Au menu fin des 35 heures, droits et devoirs du chômeur et autres CDD nouvellement mijotés pour des salariés condamnés à rester précaires.
Les vacances dans le monde, ont réduit certains d’entre nous à nous abreuver de J.O. nous acharnant à comptabiliser chaque performance, chaque médaille engrangée par nos champions bien de chez nous, aidés de tous ces journalistes qui entretiennent un patriotisme malsain. Alors qu’à l’Est, bien loin de chez nous, le monde bascule dans un non droit assassin qui nous laisse dans une indifference coupable.
Mais la fin des vacances annonce la rentrée... Et là, c’est l’ambiance panique au village pour les familles qui n’ont pas les moyens d’acheter les marques qui achètent nos marques de reconnaissance…Il en va de même pour tous ces élèves qui vont renouer avec le stress, la pression, celle qui rime avec réussite et sociale ascension.
La rentrée c’est aussi organiser l’année qui s’annonce en se rendant compte que certaines décisions s’imposent. Et pour nous elle apporte quelques changements : Le Mika qui se vendait à 1 euros symboliquement plus marginal se vendra finalement à 2 euros économiquement plus fiables. Vous l’aurez compris, pour pérenniser les déchaînements du Mika, il lui fallait tout simplement les moyens qui justifient et permet mieux sa fin. En contrepartie vous aurez droit à plus de Mika et puisque nous passons de 8 à 12 pages, c’est à dire 4 pages supplémentaires pour encore plus d’irréverence, encore plus d’esprit critique, encore et toujours plus d’indépendance...
Au Mika la rentrée c’est finalement une sortie (logique ! question d’angle de vue) sortie d’une certaine torpeur, sortie de nos douces et nécessaires rêveries pour être en prise avec une certaine réalité, celle que nous vous proposons, et en prise avec une certaine actualité, celle dont nous démarquons.
Cette sortie du mois du Mika nous vous la devons, avec nos dossiers, nos articles, nos modestes prises de conscience à partager, Je vous rappelle que c’est un journal qui se fait pour défaire nos préjugés, raviver les bonnes philosophies, ranimer les opinions anticonformistes, et rester en quête de sens et du bon sens avec vous et par vous mes chers lecteurs. On vous souhaite ainsi une bonne sortie !
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Publié: mercredi 1er octobre 2008.
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- Rubrique: Editos
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- #11 septembre 2008




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