Début de réponse à ce sujet : La SIG, la petite cachottière, avait tout simplement omis d’en parler à son conseil d’administration et à son personnel du service des acquisitions foncières. Eh oui elle est comme ça la SIG !!! Présisons qu’ à l’époque de l’achat du fameux terrain, même si Jacques Bangou (président du conseil d’administration du CHU) avait eu l’occasion de participer à quelques séances du conseil d’administration de la SIG, il n’en était pas pour autant membre. Il y était en tant que simple remplaçant de son père (Henri Bangou) qui représentait les communes au conseil de la SIG. Depuis les élections de mars 2008 papa Bangou est parti (puisqu’il n’était plus maire) et Bangou fils a officiellement intégré ce conseil en tant représentant du Conseil Général. Faut suivre !!!
Le Mika s’interrogeait aussi sur les motivations d’une SIG, entreprise ayant une mission de service public (dont le capital est 99% détenu par l’Etat et les Collectivités territoriales) et qui par ailleurs se permettait de telles opérations financico-spéculatives envers un CHU (lui aussi organisme public), alors que la santé des Guadeloupéens était en jeu. Remarquez, ces deux-là avaient tout pour s’entendre puisqu’ils tètent tous les deux aux mêmes mamelles étatiques qui ne sont aujourd’hui ni douces ni généreuses comme autrefois, mais ne dit-on pas que l’adversité renforce les liens ?
Visiblement il faut croire que non. En réalité, entre la SIG et le CHU, c’est une histoire de liaisons dangereuses. La SIG se la joue femme fatale, mante religieuse dévoreuse d’euros publics intéressée par la seule performance de ses résultats. Ainsi, avec ses attributs avantageux et son compte en banque bien rempli (plus de 9 millions d’euros de gains annuels), elle pensait pouvoir ensorceler le poussif CHU un peu aux abois (il est vrai) avec son titre de propriété du fameux terrain. En fait, elle voulait le persuader de la faire asseoir de gré ou de force, à la table de ceux qui mangeront les 500 millions d’euros affectés à la construction du nouveau CHU.
Mais le CHU, tout poussif qu’il est, sait ce qu’il veut. Et ce qu’il veut c’est construire un nouvel hôpital sans rapaces autour de lui. Et dossier sous le bras, il a dû aller voir qui de droit dans les différents ministères qui siègent au conseil de la SIG pour la contraindre à calmer ses ardeurs. Et comme dit comme fait, après un bon savon passé en hauts lieux elle s’est montrée toute prête à revoir ses positions.
Aujourd’hui elle accepte de vendre au CHU le fameux terrain au prix qu’elle l’a elle-même acheté avec tout de même un petit surplus de 335 000€ (comblant les intérêts et les pénalités de remboursement anticipé). Non vraiment, on ne se refait pas, quand on veut gratter des sous… !!!
Alors résultat des hostilités : le CHU aura enfin son terrain, après moults déboires, temps perdu et grincements de dents.
La SIG, quant à elle se retrouve comme « konkomb san grèn » alors qu’elle s’est lancée dans une opération douteuse par sa seule soif d’intérêts. On peut tout de même être interpellé par les procédés agressifs de ceux qui sont à la tête de cette entreprise publique. Ducourtioux et son équipe ont-ils oublié qu’ils ont été nommés comme dirigeants de la SIG pour assurer un service public dans l’intérêt général de ses usagers ? Alors on a envie de leur demander si tous ces gains qu’ils capitalisent au sein de la SIG ne seraient pas plus utiles à améliorer le quotidien de ses locataires plutôt qu’à financer ces opérations foireuses et les chasseurs de dessous de table qui vont avec…
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Publié: mercredi 1er octobre 2008.
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- Rubrique: Mikactu
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- #11 septembre 2008




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