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Grève historique : la Guadeloupe a commencé depuis 9 jours

Aujourd’hui commence en France la grande mobilisation tant annoncée. Alors que les médias français se sont fait l’écho avec beaucoup d’insistance d’une petite grève d’une heure en solidarité avec un agent de la SNCF qui avait été agressé, il est étrange de constater le silence relatif qui entoure la grève générale en Guadeloupe. Pourtant cette grève a arrêté entièrement le système économique de ce département français depuis maintenant 9 jours.

Le mouvement est porté par un collectif très large, Lyannaj Kont Pwofitasyon, qui regroupe des syndicats classiques (FO, CFDT, CFTC, SUD PTT), des syndicats indépendants et anticoloniaux (CGTG, UGTG, CTU), des partis politiques (Les Verts, le Parti Communiste Guadeloupéen, Combat Ouvrier) ainsi que des mouvements culturels très populaires (Kamodjaka, Voukoum, Akiyo). Sans attendre la grève du 29 janvier en France, ces organisations, indépendantes d’éventuelles directions à 8000km ont donc entamé ce mouvement, à l’issue incertaine pour le moment, mais que beaucoup qualifient déjà d’historique.

Des barrages ont fleuri un peu partout, pour beaucoup assez vite dégagés par les blindés de la gendarmerie. Le mouvement, en plus des piquets de grèves et des barrages a pris la forme de grands défilés rassemblant parfois plus de 40.000 personnes à Pointe-à-Pître. A titre de comparaison, il y a 20.000 habitants à Point-à-Pître et la Guadeloupe en compte environ 410.000.

Les syndicats savent en effet mobiliser en Guadeloupe et sont probablement, de fait, les organisations les plus populaires. L’UGTG, syndicat incontournable de cette mobilisation, a ainsi recueilli près de 52% des votes aux dernières élections prud’hommales. Il faut également savoir que le taux de syndiqués dans le public comme dans le privé atteignent des niveaux qui feraient palir d’envie les grandes centrales syndicales en France. Leur force vient aussi de l’aspect politique, anticolonial, et culturel, « Nèg marron » [1], qu’ils développent par des alliances avec le mouvement Akiyo, troupe de Gwoka [2] et de carnaval de Pointe-à-Pître.

Ce mouvement ne se déroule pas sans heurts, mais moins nombreux qu’on pourrait le croire, et surtout pas forcément dans le sens qu’on pourrait penser. Si des « commandos » de grévistes imposent la fermeture plutôt vigoureusement à des commerçants [3], jusqu’à présent, il n’y a eu que des menaces. Mais la peur gagne pourtant le monde touristique. Ainsi, les voyageurs d’un bateau de croisière en escale à Pointe-à-Pître se sont vus parqués sur le port et longuement briefés sur les dangers qu’ils encouraient à sortir. Leur court séjour s’est évidemment déroulé sans problème. Par contre, cette peur s’est transformée vendredi 23 janvier en panique incontrôlée, quand un touriste a forcé le barrage d’un groupe de grévistes devant son hôtel. Un homme a été blessé et emmené à l’hôpital avec le nez cassé. Il s’en sort avec 10 jours d’ITT et l’hôtel, par prudence, a préféré fermer. Par ailleurs, certains semblent aussi profiter de la confusion qui règne pour régler certains comptes, comme à Goyave où des hommes armés se sont attaqués aux grévistes. Certains parlent de rivalités politiques locales dans cette affaire. Des incidents se déclarent un peu partout, pour l’instant sans victimes : caillassages de pompiers, dégâts matériels, poubelles et voitures brûlées...

Du côté des grévistes, par contre, beaucoup d’observateurs notent une grande discipline et une très bonne organisation afin d’éviter tout problème de sécurité. Ainsi, le dimanche 25 janvier, la manifestation dans Pointe-à-Pître a pris la forme d’un déboulé (défilé de carnaval) sans aucun incident et se terminant à l’heure prévue. La période du carnaval est pourtant souvent ponctuée d’actes violents. L’an dernier, Akiyo avait par exemple été la cible de tirs d’armes à feu. Le comité d’organisation du carnaval a décidé de suspendre cette année les manifestations au vu des événements actuels.

D’autres éléments montrent la bonne préparation de cette grève générale. Lors des négociations, là où les élus locaux se fendent de pompeux discours de campagne, les syndicalistes font preuves d’une grande maîtrise des chiffres de l’économie et de la législation. Il faut dire que ces négociations sont intégralement retransmises à la télévision tant la pression est importante, certains y voient donc la meilleure des tribunes pour leurs desseins politiques à l’approche des élections régionales.

Cette grande tablée n’a pas été aisée à réunir. Victorin Lurel et Jacques Gillot, respectivement président du Conseil Régional et du Conseil Général avaient dans un premier temps voulu négocier « entre guadeloupéens » avec les grévistes avant d’aller voir le préfet. Le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon a refusé au vu de ses 126 propositions, sur 4 pages, qui touchent les 4 acteurs : État, Région, Département et patronat. Suite à de nombreux atermoiements, les négociations ont pu commencer samedi 24. Le préfet indique que de nombreuses demandes ne relèvent pas de son ressort mais du gouvernement. Aujourd’hui, mercredi 28, seules 4 des 120 propositions ont été étudiées dont la principale : la hausse de 200€ du SMIC et des minima sociaux dans un pays où les prix sont 30% plus élevés qu’en France, où les fonctionnaires et la plupart des employés de banque bénéficient d’une « prime de vie chère » de 40%, mais où le SMIC reste au niveau national... C’est alors qu’intervient la rupture : le préfet fait part de la proposition, à prendre où à laisser, venue d’Yves Jégo, Secrétaire d’État chargé de l’Outre-Mer avant de quitter la salle.

Yves Jégo était jusqu’alors resté silencieux et après 8 jours de grèves, ne s’est déplacé que pour se rendre à la Réunion pour lancer la construction d’une centrale photovoltaïque... En Guadeloupe, tout le monde s’interroge sur la volonté de l’État. On commence d’ailleurs à préciser « État français ». En effet, après cette proposition, qui ne peut évidemment pas satisfaire une telle masse de revendications, les syndicats ont décidé de durcir le mouvement. Les ténors du Parti Socialiste en France, dont Martine Aubry ayant tout juste apporté leur soutien au grévistes de Guadeloupe, les présidents, socialistes, des deux assemblées locales ont bien dû accepter de se joindre au mouvement. Si Victorin Lurel avait dans un premier temps pris de haut et dénigré les revendications et les méthodes du mouvement, les ambitions nationales qu’il nourrit et les cafouillages lors du vote des mentions du parti ne lui permettent pas de s’opposer à la direction nationale du Parti Socialiste. Et puis il faut bien penser à sa place alors que ce mouvement est devenu de plus en plus populaire...

La base indépendantiste de plusieurs mouvements qui composent le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon et le ralliement, tardif, des élus guadeloupéens indique une nationalisation du mouvement possible. Un militant de l’UGTG évoque, en ne riant qu’à moitié, la possibilité de rebaptiser le mouvement « Pèp Gwadloup Kont Léta Fwansé » (le peuple de la Guadeloupe contre l’État Français). Mais il ne faut pas s’y tromper les cortèges et même le collectif d’organisation comptent quelques métropolitains. Le racisme étant la chose la mieux partagée du monde et les classes sociales étant, en Guadeloupe, bien souvent fonction de la couleur, certains peuvent s’y fourvoyer, mais ça ne caractérise pas ce mouvement qui a pour cause une crise sociale et économique, elle aussi trop bien partagée dans ce monde.. Dans de telles considération c’est l’État qui est mis en cause..

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Manifestation du 24 janvier à Pointe-à-Pître

Et il semblerait que l’État a très bien compris ce risque de voir sa souveraineté remise en question en Guadeloupe. Et la suite de la réponse au conflit pourrait bien être purement répressive, si ce n’est plus. D’importants renforts d’effectifs anti-émeutes viennent d’arriver en Guadeloupe par deux avions. Mais de récents exercices militaires réalisés à Saint-Martin,proche de la Guadeloupe, par des militaires venus de la Martinique, pourtant plus lointaine, semblent même envoyer un signal plus grave. L’un de ces exercices, comme le porte-parole de l’armée l’expliquait au journal de RFO du 24 janvier, simulait une « situation d’instabilité » dans laquelle ils étaient envoyés pour rétablir l’ordre. L’autre était un « exercice de souveraineté », ayant pour but d’affirmer la présence de la France. Un message aux grévistes en Guadeloupe ? Il faut aussi dire que le mouvement va s’étendre à partir du 5 février à la Martinique et à la Guyane... Le conflit en Guadeloupe devrait encore durer au moins jusque-là. On comprend que l’État soit inquiet.

En attendant, certaines petites entreprises envisagent déjà le dépôt de bilan. Elles sont malheureusement les premières à souffrir alors que les importateurs et les distributeurs, que beaucoup pointent du doigt comme les premiers responsables de la situation sociale, ne souffriront probablement que peu. Ainsi, le Groupe Bernard Hayot, issu des grandes familles békés de la Martinique, maîtres de la plupart de l’économie des DOM-TOM ne siège pas aux négociations alors que ses marges sont celles qui impactent probablement le plus les prix, si élevés, en vigueur dans ces territoires. De même, la SARA Société Anonyme de Raffinerie des Antilles, détenue en bonne partie par Total n’a pas dépêché de représentant alors que de nombreuses revendications la concernent nommément.

Mais plusieurs témoignages font état de pratiques qui se développent du fait de la grève, qui pourraient peut-être faire évoluer les esprits et faire réfléchir sur les modes de consommation. En effet, par manque d’essence, les gens se remettent à marcher et à fréquenter les petits commerces de proximité (les lolos). Les marchés seraient plus fréquentés, les grandes surfaces étant fermées. Citons aussi ce koudmen (coup de main) organisé par des agriculteurs pour les aider à récolter leur production de tomate : ils ont fait appel à la solidarité des gens pour récolter en échange de légumes. Et les gens ont joué le jeu.

Si ce conflit dure, de nombreuses entreprises fermeront certainement, mais sous la nécessité, ce peuple pourrait bien trouver des voies alternatives de fonctionnement, comme il a déjà su le faire pendant la seconde guerre mondiale, alors que les anglais maintenaient la Guadeloupe sous blocus. A l’époque, les modes de consommation avaient grandement évolué et des agrocarburants avaient déjà été utilisés...

Tout dépendra sûrement de l’État, qui au vu de l’ampleur du mouvement et de son durcissement annoncé aura bien du mal à trouver de l’espace entre une intervention manu militari et une cession sur bien des revendications. Sans compter que la question nationale pourrait bien finir par être mise sur le tapis.. .

[1] le terme désigne les esclaves qui ont fui l’esclavage

[2] musique traditionnelle guadeloupéenne de tambours, chants et danse

[3] petits ou grands, puisque le centre Carrefour Destrellan, un des plus grand centre commercial de France n’a pas été épargné

Documents joints à cet article

Grève historique : la Guadeloupe a commencé depuis 9 jours



par deor (son site) jeudi 29 janvier 2009 - 60 réactions
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  • Par mike57 (---.---.154.151) 29 janvier 2009 12:08

    "Approuvez-vous la transformation de Mayotte en une collectivité unique appelée département régi par l’article 73 de la Constitution et exerçant les compétences dévolues aux départements et aux régions d’Outremer ?" C’est à cette question, dévoilée vendredi après midi par Yves Jégo, que les mahorais devront répondre par oui ou par non lors de la consultation du 29 mars."

    Ou est la consultation des français également sur ce sujet ?
    Les métropolitains sont juste bons à payer.
    Seule la Suisse est encore une vraie démocratie en europe.J’invite tous les politiciens de France à apprendre la définition du mot Démocratie dans un dictionnaire

  • Par mansan (---.---.77.66) 29 janvier 2009 17:00
    mansan

    Bonjour,
    Tout d’abord, je me présente : Catherine, 42 ans, Ecouflant (49)
    Cela fait longtemps que je lis vos forums. Je ne me suis jamais inscrite parce que ... ben ... intéressée mais sans compétences particulières pour prétendre apporter une quelconque contribution !
    Aujourd’hui, je voudrais juste témoigner... pas un avis, pas une contribution "d’experte", juste un vécu, une réalité !

    En 1989, jeune mariés, mon mari et moi décidons de "tenter notre chance" aux USA.
    D’abord comme beaucoup, nous faisons des petits boulots (Restaurants, commerces, enseignement...), installés dans le middle west, d’abord dans l’Iowa puis l’Indiana pour petit à petit "construire notre rève américain" et nous intaller dans l’Ohio. Nous trouvons alors un boulot "sérieux" en 1994 dans une des "real-estate" les plus importants du coin (Sibcy-Cline pour ne pas la citer), lui à terme, en tant que "Account Executive" - Insurance Services - (comprenez en gros "agent d’assurance" sur les maisons vendues ) et moi en tant que "Realtor" (comprenez en gros "agent immobilier").
    TRES bien installés, "rève américain" "acquis", argent facile et sans compter ... nous obtenons la nationalité américaine en 1998.
    2 enfants naissent alors (aujourd’hui âgés de 9 et 6 ans), de nationalité américaine et HEUREUSEMENT aussi française (mais uniquement parce que mon mari a insisté, à l’époque, pour ne fassions le nécessaire pour celà .Trés honnétement, si cela n’avait tenu qu’à moi, ils n’auraient été "que" américains parce que je ne pensais VRAIMENT pas rentrer en France, un jour). Mes enfants ne parlent d’ailleurs pas le français et ne connaissent pas la culture française .... uniquement limités au virtuel et superficiel US :(

    Tout ça pour die que contraints et forcés par la crise (et là bas le mot "crise" paraît faible), nous sommes rentrés en France il y a 2 mois ... et Y RESTERONS !
    Pourquoi ?
    Je suis sidérée comment en Europe l’information, bien que plus exacte et plus complète qu’aux USA (qui cherche désespérément à cacher la vérité à la population) reste néanmoins trés en dessous de la vérité.

    Actuellement, la vérité, est que les USA sont dans un état de délabrement le plus total. A l’exception de la classe la plus aisée (et de plus en plus aisée), soit peut être 10 ou 15 % de la population, le reste est en débacle sociale et économique.
    Des millions de personnes sont ou vont être sans ressources ni abri.
    Certaines villes sont désertées à 75 % et pas des moindres. A Cleveland, par exemple, il doit rester 1/3 de la population, la ville paraît être une ville fantôme sans plus aucune activité "officielle". Phoenix en Arizona est pratiquement à vendre en quasi "totalité" comme bon nombre d’autres localités en Californie, au Nevada.... Chaque jour des "convois" de voitures particulière rejoignent les campagnes sur des routes et des autoroutes qui ne sont plus entretenues depuis plusieurs années.
    Les aéroports sont à peu prés dans le même état (plus ou manque d’entretien... certains vols sont annulés "par sécurité", les commandant de bord refusant de se poser sur tel ou tel aéroport... les services de la circulation aériennne "secondaires" sont de plus en plus réduits : plus d’informations météo "exactes", plus de défense des aéroports contre les oiseaux, trous dans les pistes, végétation non coupée etc... dans ce pays où prendre l’avion est une nécessité et est devenu une "banalité" depuis longtemps.

    Les salaires et le chômage :
    Les salaires effectifs (donnés par les entreprises aux banques) ont été baissés de 20 à 45 % !!!!! en l’espace de 3 ans ... et cela sans que personne ne s’en rende vraiment compte car les cartes de crédit, toujours de plus en plus nombreuses, facilement distribuées et approvisionnées et ré-approvisionnées, compensaient allégrement cettte "formalité" que représente le chiffre du salaire effectif sur une feuille de paye :
    moins de salaire mais plus de sous ... que demande le peuple !

    Le chômage : En hausse constante depuis au moins 5 ans ! Là encore les chiffres n’ont pas d’importance aux USA : Les enfants de 14 ans qui remplacent des adultes dans les "fast-food", les garages, les commerces ....aprés leur école ; "gonflent" les chiffres de l’économie.
    Les adultes, eux, qui vivent de "petits boulots" (services aux particuliers sans être déclarés) et sans être inscrits au chômage (et pour cause, ils n’ont jamais travaillé officillement) , ne rentrent pas en compte dans les statistiques. Les "demi-adultes" (16/18 ans) qui travaillent officiellement dans divers services (surtout le commerce, la prestation de service...) 20 heures par semaine ou moins pour gagner 3 dollars de l’heure, ne rentrent pas en compte dans les statistiques non plus... pas plus que ne "comptent" les intérimaires "particuliers", les retraités qui (re)travaillent, les clandestins etc... qui font touner l’économie, qui sont "virés" du jour au lendemain mais qui ne sont jamais chômeurs officiels. Aux USA, les seuls chômeurs existants officiellement sont ceux que l’on ne peut pas cacher et qui viennent des "majors" (Ford, Microsoft...et alias)
    Calculs faits, aujourd’hui le taux de chômage aux USA, rapporté au chômage effectif est comparable au chiffre de 1930 ! : pas 7.2 % comme annoncé mais AU MOINS 20 % ... sans compter les enfants et les personnes de plus de 75 ans qui sont obligés de travailler !
    Mais là encore... Quelle importance ! Chômeur ou pas, petit salaire ou pas... les cartes de crédit fonctionnent (FONCTIONNAIENT plutôt) à fond. Le petit salaire est utile et intéressant que pour l’argent de poche de l’adolescent ou pour les "menus frais" que l’on ne peut payer avec la C.C ou pour les "faux-frais inavouables" ou chez certains "commerçants" de rue qui n’acceptent pas les C.C !
    Moins de travaill, plus de sous...que demande le peuple !
    Et de toute façon, l’Amérique est grande et puissante, elle s’en remettra et se plaindre là bas, "ça ne se fait pas". Alors on "suit la manoeuvre" et on la ferme !

    L’immobilier :
    80 millions ( QUATRE VINGT MILLIONS) de maisons baties en moins de 15 ans ! La moyenne au dessus de $200.000 ré-évaluées à leur "apogée" à $450.000 ou plus (d’où des crédits hypothécaires faciles de plus du double de celui de la maison EN PLUS de celui de la maison) et celà à des foyers gagnant moins de $2000 par mois.
    Au début des remboursement "aisés" puis, aidés en cela par les taux variables et la décroissance des prix de leur maison, des primes réclamées dépassant les salaires !

    La "reprise" :
    Je ris quand je lis hier qu’une reprise des ventes de l’immobilier ancien est effective aux USA !!! +6.5 % en décembre !!! J’ai l’impresssion que la nouvelle administration excelle plus que tout autre dans la manipulation des statistiques (et je n’aimais pas Bush !)
    En fait, effectivement les maisons "anciennes" (baties entre 1985 et 2000... voire en construction) se vendent mieux depuis quelques mois ... mais à qui ?
    Pas à la population américaine qui continue à être saisie ou à "laisser tomber" son bien avant l’arrivée de la police ... mais à des investisseurs étrangers Russes, Chinois, Français (et oui)....Soit à des particuliers pour les vacances, résidences secondaires... mais surtout à des sociétés (banques....) qui attendent des jours meilleurs en achetant aujourd’hui des biens 50 ou 70% en dessous de leur "valeur" ! Depuis l’automne 2008, les voyages organisés par des agences autrefois spécialisées dans le tourisme d’affaire, les visites d’entreprises etc... se sont reconverties dans les visites de maisons, de condo...
    Des ventes accrues aussi ...mais aux banques et au gouvernement US !!!! Et oui, elles sont en faillite les banques US mais savent reconvertir leurs saisies en location pour les personnes qui ne les payent plus ...idem pour le gouvernement qui "prétexte" qu’il faut bien loger les gens ... d’où autant de maisons en moins sur le marché de la "vente officielle" qui fait tomber les chiffres des statistiques !
    Au contraire, si on excepte ces tours de passe-passe, le nombre de "foreclosures", de "pre-forclosures", de "owners sales", les "bank owned", les "auction".... est en constante et rapide progression, touchant même maintenant la classe moyenne supérieure (un peu l’équivalent des cadres supérieurs en France).
    A celà, il faut ajouter les milliers de maisons DEJA PAYEES ou faisant partie de biens de famille, d’héritages... qui ont servi d’hypothéque à un ou plusieurs crédits à la consommation (voitures, meubles, travaux etc...) qui sont saisies pour honorer cette hypothéque. Certaines de ces maisons sont saisies pour le prix de la voiture, de la télé, des études des enfants, des soins médicaux... qu’elles garantissent mais SANS ENTRER dans les statistiques des agents immobiliers et du gouvernements (qui ne prennent en compte que les crédits immobiliers).
    Les USA sont les rois du traffic de chiffres !

    Les retraites et le "social" :
    Je n’ose même pas en parler tant les perspectives d’avenir sont anéanties pour la plupart des "vieux" (en retraite ou qui le seront dans les 10 ans). Les entreprises, gestionnaires des fonds de pension sont en faillite aprés avoir "investi" les fonds de pension ou les avoir utilisé pour essayer de limiter les dégats dans l’entreprise elle même en faillite !
    La plupart des gens ont une retraite par capitalisation sur base de rente viagère (biens dont il estime la valeur aux yeux des futurs actifs). Avec la chute de l’immobilier et/ou la saisie de leur bien, ils perdent 80% de leur retraite , ne leur restant plus que la part de "Social Security" soit... presque rien (10...20%) !
    Je n’ose pas non plus penser à la génération actuellement scolarisée (disons entre 15 et 25 ans). C’est une génération virtuellement sacrifiée par le systéme. Elle n’aura pas le temps de se faire une retraite (en supposant qu’elle ait la possibilité de se trouver un emploi) ni de capitaliser quoi que ce soit.
    Les étudiants laissent tomber leurs études (contraints ou forcés) aprés 1, 2 ou 3 ans ou avant la fin de leurs études, faute de pouvoir payer les premieres primes de leur prêt étudiant pourtant "garanti" pour une scolarité longue de 7...10 ans ... mais qu’ils devront quand même rembourser "à fond" sur 15 ou 20 ans dès qu’ils auront trouvé un (petit) job !
    Les universités (d’abord privées puis d’état...car ceux ci sont en faillite .. AUSSI !), ferment les unes aprés les autres ou limitent leurs inscriptions aux plus favorisés aprés avoir limité les embauches de profs, les investissements ....
    Maintenant les "schools", les "academies", les "colleges" ... sont touchés. Des ados ne sont plus scolarisés ou le sont partiellement.
    Dans 10 ans, les USA seront en pénurie d’ingénieurs, de médecins...si ce n’est déjà le cas !
    Je n’ose pas non plus parler du "Medic" !
    Les soins sont hors de portée de la classe "basse" (bien sûr) mais moyenne et aussi maintenant "moyenne supérieure" ! Les enfants scolarisés au dessus de la "high", ne sont plus pour la plupart, pris en charge sur l’assurance de leurs parents et doivent faire l’objet d’une assurance particulière, plus chère encore que celle de leurs parents parce qu’ils ne travaillent pas et n’ont pas de biens propres !
    Des personnes PAR CENTAINES meurent tous les jours faute de soins aux USA ... et on ne le sais ou on ne le dis pas !
    Des personnes, des enfants ... qui pourraient être soignés ou guéris ne le sont pas faute de $ ... ou parce que les hopitaux, les soignants refusent maintenant les C.C, n’ayant plus confiance aux banques et au système financier. Là aussi, la plupart du temps, les assurances sont indexées sur la valeur des biens : plus de biens ou biens dont la valeur décroît = plus d’assurance ou assurance plus chère !

    La liste est longue et ma description bien que paraîssant "catastrophique" n’en reflète pas pour autant la limite. La REALITE est bien pire encore aux USA , le "premier" pays de la planète. J’y ai vécu, j’ai été une "green-card" et une américaine convaincue de vivre dans le plus beau pays du monde !
    J’en suis revenue, non pas "déçue" (enfin quand même un peu) mais surtout EN COLERE aprés moi même d’être rentrée ainsi dans un système trop beau pour être vrai et surtout d’y avoir placé mes enfants.
    Les USA sont un "eden virtuel" où les habitants sont manipulés par le système qui les "empêche" par la facilité qu’il procure (procurait plutôt car tout est bel et bien fini) de se rendre compte des réalités. C’est comme une grande secte où le gourou-crédit décide de tout mais en vous donnant l’impression de décider vous même en vous ôtant tout "soucis", toute difficulté financière pour le peu que vous ayez accés à la carte à puce miraculeuse (et 85% de la population y a accés... suffit d’ouvrir sa boîte à lettre le matin pour en avoir une nouvelle, une de plus !)
    Ils sont un "eden virtuel" placé sous le signe de la religion, du "tout beau, tout gentil"...mais où les sheriffs tirent dans le dos des délinquants (surtout si ils ne sont pas blancs ou propres sur eux) et où les gosses se promènent des les écoles avec des couteaux ou des armes !
    Une religion omni-présente qui décide en couvert, même de la politique, du social, des "communities"...mais qui, lorsque les gens sont en difficulté, qu’ils ne peuvent plus sortir leur C.C...ne se montre pas ou les rejète du système.

    Je vais arrêter là en ajoutant simplement qu’à la différence de (peut-être) 200 millions de personnes aux USA, j’ai la chance d’avoir une autre nationalité ! Aujourd’hui je suis fière et CONTENTE d’être française et je peux affirmer qu’il faut vivre hors de France pour comprendre la beauté de ce pays et les avantages de son système social et aussi des "avantages" de la mentalité du français moyen... Râleur, bougon, pas forcément "propre sur lui", poli et tout beau tout gentil...mais ô combien solidaire et franc quand "ça va mal" ! UN système certes certainement "imparfait" ou perfectible mais ô combien "rassurant" quand on a connu celui du "premier pays" !
    Aux USA, la Louisiane et décombres n’a reçu AUCUNE aide du gouvernement ou des autres états. La Californie en feu, brule sous l’indifférence de tous ... En France, une tempête à Maubeuge ou à Bordeaux et c’est le pays entier qui se mobilise... y compris les DOM-TOM !
    Merci de m’avoir lu !

  • Par herve33 (---.---.17.86) 29 janvier 2009 22:19

    Ci joint un commentaire paru sur le forum du guide du routard qui illustre que la grève est obligatoire et subie par la plupart des guadeloupéens :

    http://www.routard.com/forum_messag...


    Quelques pensées, en vrac qui me trottent dans la tête depuis que ce mouvement s’est amorcé. Si le message te parle, Tu peux le diffuser dans ton cercle et au-delà.

    (Traduction en italique pour que tous comprennent mon propos).

    A tous les dirigeants & militants syndicaux du Lyannaj kont pwofitasyon,

    Vous êtes contradictoires dans vos propos, dans votre essence.
    1) Vous militez pour la liberté de votre peuple, mais vous en reniez une, fondamentale. Le LIBRE ARBITRE. Dieu lui-même (pour ceux qui y croient) a laissé le libre arbitre à l’homme dans le jardin d’Eden.

    Pour qui vous prenez-vous donc ?

    Zo ka di patwon ka pran anployé pou timoun, é zot, ka zo ka fè, lè zo ka fè mwen soti an travay an mwen ? a pa pran mwen pou on timoun sa ???

    (Vous dites que les patrons prennent les employés pour les enfants, mais vous, que faites-vous, quand vous me faites quitter mon lieu de travail ? n’est-ce pas me traiter comme un enfant ?)

    Respectez le droit de la libre circulation, libre entreprise, et simplement le droit à la liberté.

    Je ne VEUX PAS faire grève. Je VEUX aller travailler. Vous n’avez pas le DROIT de m’en EMPECHER.

    La liberté des uns, commence, où s’arrête celle des autres.

    Pourquoi me faire sortir de mon entreprise, quand J’AI DECIDE de ne pas soutenir un mouvement de grève qui ne me parle pas. Je n’ai jamais été consultée pour savoir si j’approuvais une seule des 123 revendications.

    2) Vous reniez le gouvernement que vous avez mis en place, vous reniez votre appartenance à une société colonialiste, capitaliste.

    Mais vous leur demandez plus d’aides, 100 millions d’euros ???????

    ‘zo pa enmé améyikin la, mé zo enmé biswi ay.’.

    (‘Vous n’aimez pas l’américain, mais vous aimez ses biscuits’ – proverbe de chez nous)

    3) Une société en crise, réduit sa consommation. Ce qui n’est pas le cas chez nous.

    Zo vé bel lari, bel loto, bel kaz, bel, lenj, bel soulyé, bel tout’ bitin. Zo ka bwè chanpagn’, wisky, zo ka finn tout’ lajan a zot pou fété nwel. É on mwa apré, zo ka pléré ba la nasyon pou le POUVOIR D’ACHAT.

    (Vous voulez de belles routes, de belles voitures, de belles maisons, de belles chaussures, de beaux vêtements, toute sorte de belles choses. Vous buvez du champagne, du whisky, vous vous endettez pour fêter noël. Et un mois plus tard, vous vous plaignez à l’État de votre faible POUVOIR D’ACHAT)

    Soyez crédibles dans vos propos.

    Décembre 2008, est je crois, la période de fin d’année où j’ai vu le plus de voitures à Jarry, dans les centres commerciaux.

    Des caddies pleins à ras bord, une consommation à outrance, poussée à l’excès. Tellement mes compatriotes ont dépensé à Noël, ils n’avaient plus d’argent pour faire les soldes qui ont commencé le 3 janvier.

    Manjé zyanm, pwa di bwa, viann kochon lokal, bwè ji gwozèy é ronm an nou, chanté kantik, ay vizité lévwaz…

    Pa bizen wob a konmen lajan ni ay o kwafè pou ay vwè la fanmi.

    (Mangez des ignames, des pois d’angole, du cochon local, buvez du jus de groseille, du rhum de chez nous, chantez les cantiques, allez chez les voisins…. Pas besoin de robes hors de prix ni d’aller chez le coiffeur pour visiter la famille).

    Apprenons à vivre simplement, et là, nous pourrons parler de pouvoir d’achat.

    Zo ka dépansé komen lajan adan mas’.

    (Vous dépensez des sommes folles dans le Carnaval).

    Lè i pa ni lajan, prémyé bitin ou ka woté, sé le SUPERFLU

    (Quand il n’y a pas d’argent, la première chose qui saute, c’est le superflu)

    A pa Gwada.

    (Sauf en Guadeloupe).

    4) Je me suis cassé le derrière à l’école. J’ai appris, aujourd’hui, j’occupe le poste que je MERITE.

    A pa pon sendika, ni pon rèvandikasyon ki mété mwen la an yé la.

    (Je ne le dois à aucun syndicat, ni à aucune revendication).

    J’ai appris des langues étrangères, au collège, au lycée, comme tout le monde qui va à l’école en Guadeloupe. Mais je n’ai pas considéré ça comme une perte de temps.

    C’est ma ténacité, mon envie de progresser qui m’ont mise là où je suis aujourd’hui. Tout le monde part avec les mêmes cartes dans la vie. Un enfant, c’est une page blanche. (je ne sais plus qui a dit ça).

    Après, il faut avoir envie de faire quelque chose, et s’en donner les moyens. Yes we can, right ?Régulariser les transporteurs clandestins ???

    J’ai sué, j’ai utilisé mon intelligence, mes compétences pour obtenir la capacité de transport. Pourquoi régulariser les personnes qui ne l’ont pas ?

    Dans ce cas, que tout le monde gagne 5000 euros par mois qu’ils aient fait des études ou non, qu’ils aient des compétences ou non, qu’ils soient cadres ou caissières.

    Simplement, La vie, c’est pas ça.

    5) Vous vous ridiculisez aux yeux des ‘blancs’ que vous méprisez tant. Yo ka vinn palé ba zot, yo konnèt sa yo kay di, san li san ayen.

    (Quand ils s’adressent à vous, ils maîtrisent leur sujet, sans avoir les yeux rivés sur une feuille).

    Zo pa fouti fè on diskou san li on papyé.

    (Vous n’êtes pas capable de faire un discours sans LIRE).

    Lè on pawol ka soti an fon a kè, ou pa bizen papyé.

    (Quand des mots viennent du cœur, on n’a pas besoin de LIRE).

    Zo pa krédib. (Vous n’êtes pas crédibles).

    6) Vous militez contre le racisme, mais vous le pratiquez et le revendiquez ouvertement.

    Embauche prioritaire aux Guadeloupéens ?

    Entre un Blanc ou un Asiatique qui a exactement le profil que je recherche et un Guadeloupéen qui n’est pas compétent ?

    Je choisis sans hésiter ‘l’étranger’ qui travaille bien’.

    Je ne suis pas ‘nèg a tou pri’.

    Je suis noire et fière de l’être mais je reconnais la valeur des gens, comme l’a voulu Martin Luther King, que vous mentionnez si souvent, dans son fameux discours, I have a Dream,

    “I have a dream that one day, my children will be judged, not by the color of their skin, but the content of their character”.

    (« J’ai l’espoir qu’un jour, mes enfants seront jugés, non sur la couleur de leur peau, mais sur leur personnalité »).

    Je ne me sens pas esclave pour un sou. Je ne renie pas mon passé. Je sais d’où je viens mais ce n’est pas mon moteur. Je ne ramène pas le problème de la race dans tous les aspects de ma vie.

    Y’a des cons partout et c’est là le seul racisme que je m’autorise : j’aime pas les cons.

    7) Vous demandez 200 euros net de plus sur les salaires. Comment un petit garagiste qui a eu le mérite de vouloir ENTREPRENDRE, pourra-t-il payer ses mécanos 200 euros de plus par mois (sans parler des charges sociales qui paient ceux qui ne foutent rien), si il n’a pas d’activité justement A CAUSE DE VOTRE GREVE.

    Sa zo pa ka di moun ki ka swiv zot, sé kè jou grèv pa péyé, sof pou réprézantan sindiko. (Vous ne dîtes pas à ceux qui vous suivent, que les jours de grèves ne sont pas rémunérés, sauf pour les représentants syndicaux).

    Yo ka swiv zot kon mouton mé a pa zo ké vinn péyé fakti a yo, trèt a la sogwafi ba yo. (Ils vous suivent en bons moutons de panurge, mais ce n’est pas vous qui paierez leurs factures, les traites de la Soguafi).

    Prélèvman si kont a yo pa an grèv. (Les prélèvements sur leurs comptes bancaires ne font pas grève).

    Prèskè tout gwo tèt à sendika gwada ka travay dan le public. (Preque tous les dirigeants des organisations syndicales de chez nous, travaillent dans le public).



    A pa lédukasyon nasyonal ni la sékiyité sosyal ki ké fèmé démen. Travay a yo asiré, lajan a yo asiré. Di yo palé zot des ‘heures de délégation syndicale’. (Ce n’est pas l’Education Nationale, ni la Sécurité Sociale qui mettront la clé sous la porte demain. Leur emploi est assuré, leurs revenus sont assurés. Qu’ils vous parlent des heures de délégation syndicale).

    Mé lé piti, ki tou senplèman sindiké, ki jan yo ké fè ? (Mais les petits, qui sont simplement ‘syndiqués’, comment feront-ils ?)

    Je travaille dans le privé, et après 1 semaine de grève, on voit déjà les dégâts.

    Avec un mouvement qui dure et perdure, nombre de petites entreprises, qui n’ont pas les reins solides, seront forcées de mettre la clé sous la porte.

    Et voilà le devenir des ‘petits travailleurs’ que soi disant vous défendez.

    Réfléchi ti bren. Lè zo ka fè on grèv, fèy bien. (Réfléchissez un peu. Quand vous faîtes grève, faîtes-le de façon intelligente).

    Arrêtez de tuer le pays. En fait, vous ne recherchez qu’une chose, l’indépendance.

    Le jour où la France en aura marre de ce tonneau des Danaïdes, un trou sans fond où se déversent aides et subventions, contributions, allocations, pour une population toujours en train de pleurnicher parce qu’elle en veut toujours plus, elle s’en ira.

    Et là vous verrez ceux qui aiment vraiment la Guadeloupe, et ceux qui recherchent le pouvoir.

    Nous avons l’exemple d’Haïti.

    Sé nèg ki ka tchouyé nèg, nèg ki ka fè nèg vwè mizè.

    (Ce sont des noirs qui s’entretuent, des noirs qui créent le malheur chez leurs ‘frères’)

    Parce que tous ceux qui décident de bloquer le pays aujourd’hui, qui veulent faire la pluie et le beau temps, ce sont ceux là même qui seront nos Papa Doc, nos Aristide de demain.

    Ce jour là, je vous le dis franchement, AN KA FOUKAN. (Pas besoin de traduction)J’aime mon pays, mais en ce moment, j’ai honte d’être Guadeloupéenne, à cause de certains, qui « parlent en mon nom ». A tous ceux qui pensent comme moi, faites le savoir pour revendiquer un droit élémentaire : LE LIBRE ARBITRE.

  • Par Hola (---.---.50.191) 29 janvier 2009 12:36

    TOUT le monde paye Mike57, TOUT le monde ! Les résidents des départements d’outre-mer payent des impôts comme vous et moi. Et si l’Etat français y perd de l’argent c’est par le biais de la défiscalisation qui ne profite pas aux plus modestes.

    Quant à cette idée de référendum national, elle est totalement contraire au droit international et, permettez moi d’ajouter, au bon sens. Demanderiez-vous à un Guyanais de se prononcer sur l’élection du maire de votre ville ou sur l’éventuel changement de statut de votre département ? Je ne le pense pas, pour la simple bonne raison qu’il n’aurait aucune légitimité pour le faire, n’y connaissant rien. Les questions d’avenir et de devenir ne se résument pas à des considérations de porte-monnaie, même si la France, en se maintenant illégalement à Mayotte depuis quelques années, ne semble pas en avoir saisi toutes les nuances...

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