Le Mika Déchaîné http://www.lemikadechaine.com/ fr Le Mika Déchaîné http://www.lemikadechaine.com/IMG/siteon0.png http://www.lemikadechaine.com/ OGM : Les promesses n'engagent que ceux qui y croient http://www.lemikadechaine.com/OGM-Les-promesses-n-engagent-que.html <p class="spip">Mais ne dit-on pas que « les promesses n'engagent que ceux qui y croient » ?… Ainsi à la lecture de la fameuse loi sur les OGM, actuellement en discussion à l'Assemblée Nationale, il faudra certainement se résoudre à dire adieu à une agriculture biologique sans OGM, au droit d'avoir accès à des produits agricoles français garantis sans OGM ou même à des parcs naturels ou des produits AOC protégés…</p> <p class="spip">En effet cette loi prévoit la possibilité pour les agriculteurs de cultiver des OGM sur tout le territoire français avec la seule restriction de respecter des distances de sécurité entre leurs champs OGM et les autres champs non OGM. Evidemment on imagine bien que ces distances seront scrupuleusement suivies par le vent ou les abeilles lorsqu'ils transporteront du pollen OGM car « Nul n'est censé ignorer la loi ! »… Le risque de contamination d'une culture non OGM par ses voisins OGM est grand… Mais Jean-Louis a tout prévu : un produit contaminé par les OGM pourra être étiqueté sans OGM s'il ne dépasse pas une teneur de 0,9%... Vive « la transparence » prônée par notre Président… <br> <strong class="spip">En plus, au nom du libre choix des agriculteurs une interdiction d'établir des zones protégées garanties sans OGM est inscrite dans la loi,</strong> et ce, même dans des endroits ayant un label AOC (Appelation d'origine contrôlée) ou dans nos parc naturels. En effet les zones AOC pourront seulement « proposer des mesures de protection renforcées » à l'administration, et les parcs naturels ne « pourront » exclure la culture d'OGM, « qu'avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés » (autant dire que si un seul refuse, les OGM pourront être cultivées dans les parc naturels). On peut donc dire qu'avec cette loi aucun produit, aucune région (pas même les nôtres) ne seront épargnées. Et vive « le droit à cultiver avec ou sans OGM » également promis par notre Président.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Mais le plus grave s'est révélé avec la polémique sur le fameux amendement « Chassaigne ».</strong> Cet amendement proposait de proclamer dans l'article 1 de la loi « la liberté de consommer et produire avec ou sans OGM » et exigeait des agriculteurs OGM qu'ils tiennent compte des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées.<br> Une proposition qui a amorcé une brèche permetant aux agriculteurs désireux de cultiver sans OGM de se protéger des contaminations intempestives provenant des champs OGM et d'exiger d'eux de prendre en compte leur environnement. Faute de députés UMP présents à l'assemblée, ce soir là, l'amendement a été voté. Cela a provoqué un vrai séisme au sein de la majorité UMP, qui dans ses déchainements s'en est pris violemment à la secrétaire d'Etat à l'environnement Nathalie Kocuisko-Morizet (celle qui avait en effet autorisé la mise en discussion de l'amendement)… Après cris, grincements de dents, accusation de « concours de lâcheté » au sein de la majorité, l'affaire s'est terminée par des excuses prononcées par Nathalie sous la menace d'une démission forcée…</p> <p class="spip">Bref les sénateurs sont vivement priés de rattraper le coup en vidant cet amendement de sa substance. <br> Car pour la majorité UMP rien ne doit limiter la culture des OGM pour ne pas « favoriser l'expansion des multinationales américaines au détriment de la recherche française »… Alors que 80% des Français ne souhaitent pas manger d'OGM, ces députés qui nous représentent veulent une agriculture intégrant les OGM obnubilés qu'ils sont par la compétitivité de nos entreprises sur le marché international. « Nous devons impérativement rester dans la course de l'innovation, y compris concernant la recherche sur les OGM (…). Refuser ces évolutions nous isolerait du reste du monde et rendrait notre agriculture moins compétitive ». Michel Barnier sénateur (Présentation du Projet de loi « OGM » Sénat, le 5 février 2008)</p> <p class="spip"><strong class="spip">Car c'est bien des intérêts des multinationales françaises de biotechnologie végétale dont il est question quand nos députés décident en notre nom de l'avenir des OGM</strong> en France, et non de notre santé, ni même des questions environnementales. Alors vive <strong class="spip">« l'obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM » clamé aussi par notre cher Président. </strong></p> 2008-06-01T13:57:00Z text/html fr Gladys Démocrite, Héléna Turelle Ordures http://www.lemikadechaine.com/Ordures.html <p class="spip"><strong class="spip">Ordures</strong> : En février 2008, un marché important de construction et d'exploitation de la plateforme de traitement des ordures ménagères du site de la Gabarre aux Abymes, a été signé entre le Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères (SICTOM), et la société espagnole URBASER. Ce marché, signé pour une durée de 20 ans, a suscité de nombreuses réactions, relayées par plusieurs medias guadeloupéens.</p> <p class="spip">On a pu entendre ça et là que le Président sortant du SICTOM (Daniel Géniès) avait engagé la collectivité sur le long terme à la veille des élections municipales, alors qu'il n'était pas sûr de se retrouver à la tête du Syndicat après celles-ci. On a même assisté à un défilé de réactions de vierges éfarouchées de la part des médias et de la classe politique.</p> <p class="spip">A croire que l'ex-président était le seul élu de la structure à travailler sur ce projet. Pourtant, si la procédure de mise en concurrence lancée par le SICTOM l'a été selon le Code des Marchés publics, plusieurs élus ont dû intervenir au cours de celle-ci : déjà lorsque la commission d'appel d'offres s'est réunie, et puis au moment du vote de la délibération du Comité Syndical, autorisant le Président à signer le marché dont il est question. Enfin, le marché a dû être transmis au représentant de l'Etat pour le contrôle de légalité. Et pour tous les autres, la nouvelle de la signature du fameux contrat a même été publiée dans le France-Antilles.</p> <p class="spip">Autant dire que plus d'une personne étaient au courant de la procédure incriminée…à la décharge de l'ex-président.</p> <p class="spip">Mais en cette période de fin de règne, trahi par ses amis politiques, subissant une sévère défaite électorale et perdant malgré tous ses efforts de la présidence du SICTOM, il devient une cible facile pour quelques loups affamés de sensations médiatico-politiques. <br> Mais sur le fond on pourra toujours se demander pourquoi le SICTOM a persisté, coûte que coûte, à faire le choix d'une usine d'incinération, alors que la tendance en Europe est à l'abandon progressif de ce mode de traitement des ordures ménagères.</p> 2008-06-01T13:23:00Z text/html fr Olivier Biten